dimanche 19 décembre 2010

De l’engagement français en Afghanistan


Que faisons nous en Afghanistan ?

D’abord pourquoi la France est-elle présente ?
L’objectif affiché est a mission en Afghanistan est, selon le Ministère de la Défense, de :
·      « sécuriser les zones placées sous notre responsabilité pour permettre les opérations de développement, de reconstruction, le déploiement des services de l'Etat.
·      soutenir la montée en puissance de l'armée nationale afghane pour lui permettre de reprendre à son compte les missions de sécurisation. »
Il s’agit d’objectifs tactiques, ou disons, « de moyens », qui desservent un objectif plus stratégique. Si on prend la communication du Ministère des affaires étrangères, nous sommes guère mieux avancé : « Tant par solidarité avec le peuple afghan qu’avec ses alliés, la France considère la stabilisation de l’Afghanistan comme un enjeu essentiel. Elle y a ainsi accru depuis trois ans son engagement dans les domaines militaire, civil et politique.
Malgré des progrès indéniables, notamment en matière d’infrastructures et de développement économique, la violence terroriste demeure le premier obstacle à la reconstruction durable du pays. Le gouvernement peine à asseoir son autorité sur l’ensemble du territoire en raison de la faiblesse tant des forces nationales de sécurité que des structures administratives. »

Voilà donc qui est encore peu précis…  « solidarité avec le peuple Afghan »… pourquoi pas mais pourquoi ce pays et pas tous les autres ? Nous dépensons des centaines de millions d’euros, un contingent important sur place, nous acceptons des opérations de combat avec les risques pour les vies humaines françaises… Ce sacrifice en vaut-il la peine ?
Pour résumer, nous sommes engagés dans une opération de construction d’un pays au sens occidental du terme (centralisation, état de droit, mise en œuvre de services publics de base tels que la justice et la sécurité, et le développement économique. Pourquoi donc là-bas ? La réponse est dans les attentats du 11 septembre et l’existence en Afgha d’un soutien logistique à un mouvement terroriste anti-occidental qui a attaqué les Etats-Unis d’Amérique, pays allié et ami que nous soutenons malgré d’importantes différences de valeurs J. La vraie question est donc la question d’un développement de l’Afgha permettrait d’enlever à Al-Qaïda sa base, sans jeux de mots, logistique.

Est-ce une bonne stratégie, est-ce les bons moyens ? Nous y répondrons plus tard.

Voyons ce que nous y faisons la-bas :
Nous avons deux axes d’engagements :
D’une part contribuer à l’ISAF via une task force importante prenant en charge la sécurité d’un secteur : c’est la Task-Force (ou brigade) La Fayette. Appuyée par un bataillon logistique et un bataillon d’hélicoptères, cette TF La Fayette déploie 2 bataillons d’infanterie (Battle Group ou GTIA : groupement tactique interarmes) d’environ 800 soldats, l’un dans la vallée de la Kapisa (TF Allobroges), l’autre dans la vallée de la Surobi (TF Richelieu) et le sud de la Kapisa.
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Soldat de la TaskForce Bison, opération Opération DUMP TACKLE, 9 aout 2010. Copyright Ministère de la Défense

 Ces bataillons déploient 3 compagnies d’infanterie chacun avec leurs appui (cavalerie, artillerie, génie, forces spéciales) pour mener des actions et occuper des postes de combat et quadriller le terrain.

Parfois, une incursion dans une vallée hostile est menée : http://www.dailymotion.com/video/xbcssq_exclusif-la-bataille-de-l-afghanya_news

La suite au prochain épisode…

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